| Cadeau aux entreprises . . . étrangères ! |
| Écrit par Philippe Ocvirk | |
| 03-09-2007 | |
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Le communiqué du Gouvernement annonce: « Cet accord, signé à Londres le 17 octobre 2000, met en place un régime de traduction des brevets européens moins coûteux pour les déposants. Il ne modifie pas le statut du français qui demeure l’une des trois langues officielles de l’Office européen des brevets. »
Le journal « Les Echos » dans son édition du 27.08.07 rapportait « les industriels saluent la volonté du gouvernement de ratifier l’accord de Londres ». Il est vrai que l’entrée en vigueur du protocole de Londres permettrait des économies en matière de traduction du brevet européen. Mais combien ? C’est plus qu’incertain.
L’article indique des coûts de traduction de l’ordre de 40% du coût d'obtention. Ce chiffre est ne correspond pas au cas général. La plupart des commentateurs ont montré, exemples à l’appui, que les coûts moyens de traduction sont de l’ordre de 10 à 30 % du coût total du brevet européen, et que l'économie de traduction réalisée avec le protocole serait de l'ordre de 10 à 15%.
Une autre chose stupéfiante dans cet article des Echos c’est l’identification de deux opposants (je cite):
Mais aucun mot des sur les traducteurs de brevets ! Il faut savoir qu’il existe aujourd’hui en France nombre de PME spécialisées dans la traduction technique, notamment dans la traduction des brevets européens. Ces PME représentent un effectif d’environ 2000 Personnes.
Le gouvernement s'apprête à leur couper l'herbe sous le pied. Elles sont depuis longtemps mobilisées contre l’accord de Londres, et viennent de se réunir sous une association, qui pose une question ouverte au président de la République et Mme Pécresse.
J’ai déjà donné mon avis sur le Protocole. C’est une mauvaise solution au problème du régime linguistique du brevet européen. Ses conséquences négatives sont trop importantes pour l’adopter faute de mieux.
On a donc un double coût pour les PME françaises : coût de traduction des brevets des concurrents étrangers pour les comprendre, et coût de traduction pour protéger leurs propres inventions à l'étranger !
A part cela, le gouvernement trouve le Protocole avantageux pour l’innovation en France, et certains organismes représentatifs de PME également !
Rendez vous à l'assemblée nationale fin septembre. |
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| Dernière mise à jour : ( 12-09-2007 ) |